|
Sélestat
devient une ville libre impériale et les corporations
urbaines décident la construction d’une nouvelle
église, plus vaste que la prieurale Sainte-Foy et le
plus près possible de celle-ci : une façon de
dire au prieur, autorité religieuse et politique, qu’il
va devoir désormais compter avec l’organisation
corporative de la cité.
Au cours du 13ème siècle, d’autres
communautés religieuses s’installent à
l’abri des fortifications : les Dominicaines, les Hospitaliers
de Saint-Jean, les Franciscains, les Dominicains.
En 1354, Sélestat est une des
dix villes alsaciennes à se prêter mutuellement
assistance dans le cadre d’une Décapole
Au début du 15ème
siècle, une école latine se fait connaître
dont la réputation ira croissant durant les décennies
suivantes, pour atteindre son apogée vers 1510. Un
prêtre lettré décide en 1452 de léguer
ses manuscrits à cette école : c’est la
naissance d’une bibliothèque fameuse qui, quelques
siècles plus tard, recevra le qualificatif d’
"humaniste" par référence à
ceux qui ont constitué les deux fonds principaux, le
curé Jean de Westhus et le célèbre érudit
sélestadien Beatus Rhenanus. En 1507, un ancien élève
de cette "grande" école latine, prestigieux
foyer d ‘humanisme, le poète et géographe
Mathias Ringmann baptise le nouveau continent découvert
par Christophe Colomb. Il l’appelle America en l’honneur
d’un autre navigateur, Amerigo Vespucci qui, en 1459,
a suivi la même voie que le premier, mais qui n’a
pas hésité, lui, à parler de "monde
nouveau" à propos de ce qui deviendra l’Amérique.
Un continent qui doit donc son nom à un ... Sélestadien
! |