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Lorsqu’au temps de la Commune
de Paris, le peintre Courbet pousse l’engagement jusqu’à
déboulonner la colonne Vendôme, c’est au mythe
napoléonien qu’il s’en prend. C’est un
symbole d’impérialisme et de tyrannie sanguinaire qu’il
veut abattre.
En Alsace, comme ailleurs, bien des statues sont discutables, trop
de rues ont des noms que le regard historique d’aujourd’hui
ne glorifierait plus.
A ce sujet, notre décapant Tomi Ungerer emploie cette métaphore
scatologico-médicale : « Oui l’Alsace a besoin
d’un lavement ! »
Vous l’aurez compris, l’auteur a voulu conduire une
entreprise de démythification et de démystification,
en optant pour la forme pratique et non contraignante d’un
« dictionnaire impertinent ». Il y a de l’iconoclasme
dans cette démarche, mais aussi la volonté de sortir
de l’ombre certaines figures trop ignorées.
A la fois polémique et informatif, dans un style que Roger
Siffer qualifie de « superbe et flamboyant », l’ouvrage
se picore ou se savoure plus longuement, selon l’humeur, en
toute liberté de rythme, sans la moindre obligation chronologique.
Une manière émoustillante de reconsidérer l’histoire
de l’Alsace.
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