Pierre et le folk
Celui qu'il préfère
se situe au coeur de cette vieille Europe, la Mitteleuropa
de tous les brassages, de toutes les rencontres, qui fut
carrefour migratoire et d'échange avant de connaître
les actuels rétrécissements faussement identitaires
et générateurs de fureurs meutrières,
terres dont il faut espérer qu'elles deviennent l'exemple
du pluralisme, de la tolérance, de l'ouverture.
Pierre Grunert a choisi de gommer certaines frontières
musicales, il souhaite toucher le plus grand nombre, mais
sans démagogie. Il compte sur la capacité
du public à s'ouvrir lui aussi pour célébrer
avec sa complicité le bonheur de la diversité.
Du folklore roumain à celui d'Irlande, de la nostalgie
tzigane aux mélancoliques pulsations de certains
jazz, de la palpitation ashkénase, Pierre Grunert
vous fera remonter le cours du Danube. A l'instar des anciens
Celtes, il glissera du Danube au Rhin, et du Rhin à
la mer, pour atteindre les rudes terres d'Ecosse de Galles
et d'Irlande
Pierre et le Jazz
Né à la fin
du 19ème siècle de la rencontre sur le sol
américain des traditions musicales européennes
et africaines, le jazz est enfin reconnu mondialement comme
un art majeur. Pierre Grunert a toujours voulu s'immerger
dans cette musique de contreculture, dans ce manifeste sonore
et protéiforme en faveur de l'émancipation
généralisée des habitants de la terre.
Il n'y prétend pas jouer le rôle d'un leader
nouveau, simplement celui d'un amateur passionné,
prêt à tous les efforts pour servir avec enthousiasme
une musique de dialogue et de pulsation vitale.
Tout l'intéresse dans la biographie du jazz, de la
protohistoire, où s'illustre l'audace créole,
au post-free de la fin du 20ème siècle, en
passant pas la Nouvelle-Orléans, le Cotton-Club,
le be-bop, le cool-jazz, le hard-bop et le free-jazz. Pour
Pierre Grunert, le jazz est la jubilation même, mais
aussi l'expression la plus universelle de la douleur d'être
mortel
Pierre et la musique
ancienne
Son instrument ne lui permettant
guère l'expression au sein des grandes formations
symphoniques, c'est très naturellement à la
musique ancienne qu'il a choisi de confier son attirance
pour des genres moins extravertis que le folk ou le jazz.
La rigueur architecturale de J.S. Bach, le lyrisme discret
des contemporains italiens, espagnols ou français
du" Kantor de Leipzig", le naturel "campagnard"
des maîtres de la Renaissance sont pour Pierre Grunert
autant de bonheur qu'il a décidé de communiquer
aux auditoires qui partagent son envie de remonter le fil
des siècles.
De la kithara égyptienne à la guitare
électrique de Jimmy Hendrix, en passant par la guiterne
médiévale, que d'évolutions, que de
métamorphoses ! Pierre grunert s'attache à
la forme qu'elle va prendre à l'époque de
Louis XIV, qui la pratique assidument. Une forme qui lui
permet de fréquenter dans leur passionnante diversité
les répertoires allant du 16ème à la
fin du 18ème siècle.
Sa musique est une invitation au voyage, une provocation
au dialogue,
une incitation à la débauche d'émotions
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