Sa carrière de chanteur démarre en fanfare. Après
le microsillon des débuts, viennent les CD de la "maturité".
Puis, en 1993, la consécration d'un bretzel d'or,
variété marrante d'oscar à la sauce alsacienne
! C'est le moment de l'intégrer dans une première
visite guidée musicale, à Riquewihr : un sacré
tabac ! Sa bouille faussement candide et la sonorité de son
timbre sont irrésistibles. Le voilà engagé
à vie dans des spectacles itinérants et nocturnes.
Du coup, on le réclame jusqu'au sud de l'Alsace, dans ces
zones demi-sauvages où ne s'aventurent que rarement les artistes
du nord !
Il apparaît à la télé,
on l'entend dans les radios, l'Allemagne l'appelle et le paye à
peu près comme il le souhaite. Bref, ça marche du
tonnerre.
En 2004, des nuages arrivent, en
provenance du sommet de l'Etat français. Les intermittents
sont trop chers, a dit le patronat. Vous avez raison M. le MEDEF,
a répondu le gouvernement. Mais Jean-Pierre n'est pas homme
à se laisser abattre. Il invente de nouveaux spectacles,
s'adresse de plus en plus aux publics enfantins. Son talent de conteur
y trouve son...compte et les écoles, les médiathèques
en redemandent !
Tant qu'il y a de la vie, des poireaux
au jardin et du vin dans la cave, se dit-il, pourquoi douter de
l'avenir ? Alors bien sûr il continue, le Chempes,
puisque le porte et le transporte sa voix inoxydable.
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